Samantha Belliose
Jun 1, 2024 · 7 min read




Samantha Belliose
Jun 1, 2024 · 7 min read




La plupart des applications de suivi ne vous offrent qu'une seule façon de noter les choses, puis vous laissent dériver. Vous démarrez bien, les chiffres finissent par se confondre, et un mois plus tard vous ne savez plus si tout cela vous a rapproché de la vie que vous vouliez vraiment.
Keep The Process aborde les compteurs autrement. Un compteur est la plus petite unité d'intention : une chose précise que vous avez décidé d'estimer importante, consignée dans le format qui lui convient. L'essentiel n'est pas le chiffre à l'écran. C'est de garder vos actions du quotidien reliées à votre vision plus large, pour repérer la dérive tôt plutôt que des mois trop tard.
Cet article passe en revue les quatre types de compteurs : nombre, session, échelle et sentiment. Chacun saisit une vérité différente sur vos journées, et bien le choisir transforme un suivi dispersé en un signal auquel vous pouvez vous fier.
Le type de compteur détermine la question à laquelle vous pourrez répondre plus tard. « Combien ? » appelle un nombre. « Combien de temps ? » appelle une durée. « À quelle intensité ? » appelle une échelle. « Quel ressenti ? » appelle des mots.
Choisissez le mauvais format et vous accumulez des données illisibles. Choisissez le bon et une semaine d'entrées vous dit quelque chose de réel : si votre effort se cumule ou s'effrite en silence.
À la création d'un compteur, KTP vous demande de choisir un type, de le ranger dans un groupe et de définir un objectif facultatif. Voici à quoi sert chaque type.
Le compteur Nombre enregistre une valeur unique par entrée, avec la place pour une courte note. Pages lues, verres d'eau, pompes, euros mis de côté. La note ajoute du contexte pour que l'entrée garde un sens plus tard : pas seulement « 40 pages » mais « 40 pages, impossible de m'arrêter ».
Utilisez-le quand la vraie question est « combien ? » ou « combien de fois ? ». C'est la façon la plus directe de voir une quantité grandir dans le temps.
Le compteur Session enregistre une durée pour une activité, avec une note facultative. Il répond à « combien de temps ? » et permet de comparer d'une session à l'autre.
Utilisez-le pour le travail concentré, la pratique, la lecture ou l'entraînement. En quelques semaines, vous voyez votre durée de concentration moyenne, ou si le temps que vous consacrez à un art grandit ou diminue.
Le compteur Échelle note une expérience sur une plage, par exemple de 1 à 10. Il répond à « à quel point, par rapport aux autres jours ? » quand un simple nombre ne suffit pas.
Utilisez-le pour l'énergie, le stress, la satisfaction ou la difficulté. Noter votre énergie chaque soir transforme un vague « semaine difficile » en une courbe que vous pouvez lire en regard de ce que vous avez fait.
Le compteur Sentiment consigne votre état émotionnel de façon structurée, pour que les humeurs deviennent quelque chose que vous pouvez relire. Il répond à « comment je l'ai vécu ? ».
Utilisez-le pour relier vos activités à ce que vous avez réellement ressenti ensuite. Avec le temps, vous repérez les moments de la semaine qui vous portent et ceux qui vous épuisent en silence.


Choisir un type prend une trentaine de secondes une fois que vous savez à quelle question vous cherchez à répondre.
Partez de la valeur ou de la vision, pas de la mesure. « Je veux lire davantage » ou « je veux des soirées plus calmes » est la vraie cible. Le compteur n'est que la façon de rester honnête avec elle.
« Combien ? » mène à Nombre. « Combien de temps ? » mène à Session. « À quelle intensité, jour après jour ? » mène à Échelle. « Quel ressenti ? » mène à Sentiment.
Les groupes réunissent les compteurs apparentés (Santé, Apprentissage, Travail) pour que votre suivi reflète les domaines de vie qui vous tiennent à cœur plutôt qu'une longue liste.
Un objectif donne une direction au compteur. Il est facultatif, mais il transforme le suivi en un contrôle discret : votre effort correspond-il à votre intention ?
Vous notez tout sous forme de vague nombre. Trois semaines plus tard, les entrées forment un mur de chiffres illisibles. Vous vous sentez occupé sans savoir si vous approchez de ce que vous vouliez, alors vous arrêtez en silence.
L'énergie vit sur une Échelle, la concentration sur une Session, l'humeur sur un Sentiment. Un coup d'œil révèle que vos meilleures heures suivent une marche matinale et vos pires soirées un écran tardif. Vous ajustez, volontairement, avant qu'un mois ne soit perdu.
Nombre, Session, Échelle et Sentiment existent pour que tout ce qui vous tient à cœur dispose d'un format adapté. Choisissez avec intention, gardez vos compteurs peu nombreux et porteurs de sens, et relisez-les assez souvent pour que la dérive apparaisse comme une tendance, pas comme un regret.
C'est toute l'idée derrière Keep The Process : de petites entrées honnêtes qui gardent votre effort quotidien aligné sur la vie que vous construisez.
Choisissez un type, reliez-le à ce qui compte, et transformez vos actions du quotidien en un signal fiable.
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